La prise de poids
Je mets de l'épaisseur entre le monde et moi
À lire avant tout le reste
Le poids dépend de tant de choses — hormones, traitements, héritage familial, sommeil, conditions de vie — qu'en faire une affaire purement psychologique serait injuste et faux. Rien ici n'est une explication, encore moins un reproche.
Le surpoids parle d'insécurité — matérielle, affective, ou par rapport à l'avenir. Il se lit de trois façons. D'abord la difficulté à intégrer des périodes où l'on a manqué : le corps stocke pour ne plus jamais manquer. Ensuite la peur d'affronter le monde, d'être démuni devant lui : mettre de l'épaisseur, se protéger sous une couche de chair. Enfin, plus douloureux, une forme de dénigrement de soi : s'enlaidir pour pouvoir se dire qu'on n'est pas aimable.
Pour aller plus loin
Les personnes rondes sont d'ailleurs souvent les plus tendres et les plus fragiles, avec un grand besoin d'être rassurées.
Ce qui traverse tout le corps
Une lecture symbolique, pas un diagnostic. Rien de tout cela n'est démontré scientifiquement. C'est une façon d'écouter ce que le corps raconte, pas une explication médicale — et encore moins une raison de ne pas consulter. Une douleur qui dure, qui s'aggrave ou qui inquiète, c'est chez un médecin qu'elle va.
D'après « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » de Michel Odoul (Albin Michel). Fiche réécrite avec mes mots — le texte du livre n'est pas reproduit. Le livre distingue le côté droit du côté gauche : cette lecture passe par les méridiens, alors que je travaille avec les chakras, où tout s'inverse. Je ne garde donc que le pourquoi, valable des deux côtés.