Les astuces de Tata pour prendre soin de soi
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La main

Je veux trop tenir

La main est au bras ce que le pied est à la jambe : la pièce maîtresse. C'est là que l'action aboutit, dans sa finition et sa finesse. Le mot « main » a d'ailleurs la même origine que « manifester » : elle est le passage de l'idée dans le réel. Elle sert aussi à parler — les gestes en disent souvent plus que les mots — et à percevoir, toucher, sentir. Enfin elle est le symbole du pouvoir : elle saisit, tient, serre, retient, écrase. Tensions, douleurs et souffrances des mains disent que notre rapport au monde est un rapport de maîtrise, de pouvoir, de possession ou d'avidité. On veut trop tenir, trop serrer, trop maîtriser les choses ou les gens — par volonté de dominer, ou par peur. La main qui se ferme est celle à qui les choses échappent, celle qui retient, qui se défend, qui attaque ou veut frapper. La vie est comme une poignée de sable : pour la garder, il faut garder la main ouverte. Si on la referme pour serrer le sable, pour le tenir, il s'échappe par tous les interstices. La main qui accueille est toujours ouverte ; la main qui lutte, qui menace ou qui réclame vengeance est toujours fermée.

Pour aller plus loin

Mains et poignets sont très liés. Quand les deux souffrent ensemble, c'est qu'on a une difficulté majeure à lâcher prise sur le monde — sur la volonté, la maîtrise, la possession, le pouvoir.

Membres supérieurs

Une lecture symbolique, pas un diagnostic. Rien de tout cela n'est démontré scientifiquement. C'est une façon d'écouter ce que le corps raconte, pas une explication médicale — et encore moins une raison de ne pas consulter. Une douleur qui dure, qui s'aggrave ou qui inquiète, c'est chez un médecin qu'elle va.

D'après « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » de Michel Odoul (Albin Michel). Fiche réécrite avec mes mots — le texte du livre n'est pas reproduit. Le livre distingue le côté droit du côté gauche : cette lecture passe par les méridiens, alors que je travaille avec les chakras, où tout s'inverse. Je ne garde donc que le pourquoi, valable des deux côtés.