Les astuces de Tata pour prendre soin de soi
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L'épaule

On m'empêche d'agir

L'épaule est au bras ce que la hanche est à la jambe : l'articulation de base, le point d'ancrage. Elle porte la trame profonde de notre volonté d'agir et de maîtriser — la capacité à faire, les intentions, les partis pris. Tout ce qui touche à nos désirs d'action sur quelque chose ou sur quelqu'un passe par elle. C'est là que les envies d'agir émergent pour aller s'exprimer dans le réel. Quand l'épaule se tend — la pointe, les trapèzes, les clavicules, les omoplates —, c'est qu'on se sent freiné dans ses envies d'agir, et surtout freiné par manque de moyens. Pas par incapacité : on se sent empêché. On pense que le monde extérieur — ou notre propre censure — ne nous permet pas, ne nous donne pas les moyens, ne nous autorise pas. L'énergie ne passe plus dans les bras et se bloque là.

Pour aller plus loin

L'os qui relie l'épaule au sternum s'appelle la clavicule — « petite clé », en latin. Il s'attache juste sous le chakra de la gorge, celui de l'expression de soi. Et le seul vrai moyen d'expression qu'on ait dans son corps, c'est le faire, l'action : les épaules en sont la porte. L'épaule gelée (la capsulite) pousse tout cela à l'extrême. L'articulation s'enflamme, se rétracte, et le bras ne peut plus se lever. L'inflammation dit une émotion forte — déception, regret, trahison, abandon, amertume — et la rétraction, le vécu d'envies, de désirs ou de projets restreints par un autre. Le risque est alors de se rétracter soi-même, de se refermer comme l'articulation. Le chemin inverse est de rester dans le mouvement, sans forcer, en acceptant de rencontrer les limites que la douleur impose. Au bout, on reconquiert sa liberté d'être et d'agir.

Membres supérieurs

Une lecture symbolique, pas un diagnostic. Rien de tout cela n'est démontré scientifiquement. C'est une façon d'écouter ce que le corps raconte, pas une explication médicale — et encore moins une raison de ne pas consulter. Une douleur qui dure, qui s'aggrave ou qui inquiète, c'est chez un médecin qu'elle va.

D'après « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » de Michel Odoul (Albin Michel). Fiche réécrite avec mes mots — le texte du livre n'est pas reproduit. Le livre distingue le côté droit du côté gauche : cette lecture passe par les méridiens, alors que je travaille avec les chakras, où tout s'inverse. Je ne garde donc que le pourquoi, valable des deux côtés.