Le squelette et les os
Ce sur quoi je m'appuie est ébranlé
À lire avant tout le reste
Les os ont aussi leurs raisons médicales : une fracture se soigne, une ostéoporose se dépiste et se traite. Cette lecture vient en plus du médecin, jamais à sa place — et elle ne dit jamais que quelqu'un serait responsable de ce qui lui arrive.
Les os sont notre architecture intérieure. Ils sont ce qu'il y a de plus dur, de plus profond et de plus solide en nous : ce autour de quoi tout est construit, ce sur quoi tout repose. Ce qu'ils portent, symboliquement, ce sont nos croyances de fond — celles dont on n'a même pas conscience et sur lesquelles on s'appuie tous les jours sans les interroger. Les grandes croyances d'un peuple, d'une culture, d'une religion, mais aussi les plus personnelles : le sens de l'honneur, de la justice, l'éthique, les peurs profondes. Souffrir des os, c'est donc souffrir dans sa structure : quelque chose de fondamental dans notre rapport à la vie vient d'être bousculé.
Pour aller plus loin
Le squelette entier est rarement touché : le plus souvent, c'est un endroit précis qui parle — une jambe, un bras, un poignet. Le sens vient alors de cet endroit-là, avec une nuance de plus : ce qui est remué est profond, structurel, c'est une croyance de base que le vécu vient contredire. L'ostéoporose d'après la ménopause se lit parfois ainsi, chez certaines femmes et pas chez toutes : une période traversée comme une perte d'identité, parce que l'image ancienne de la femme reste celle de celle qui donne la vie.
Tenir debout : le dos et les os
Une lecture symbolique, pas un diagnostic. Rien de tout cela n'est démontré scientifiquement. C'est une façon d'écouter ce que le corps raconte, pas une explication médicale — et encore moins une raison de ne pas consulter. Une douleur qui dure, qui s'aggrave ou qui inquiète, c'est chez un médecin qu'elle va.
D'après « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » de Michel Odoul (Albin Michel). Fiche réécrite avec mes mots — le texte du livre n'est pas reproduit. Le livre distingue le côté droit du côté gauche : cette lecture passe par les méridiens, alors que je travaille avec les chakras, où tout s'inverse. Je ne garde donc que le pourquoi, valable des deux côtés.